Nourrir son cerveau

Le stress vous fait-il manger de façon incontrôlée ou au contraire, en période d’examens, sautez-vous des repas ? Vous rongez-vous les ongles, mâchez-vous du chewing-gum ou fumez-vous des cigarettes ?

Chacun réagit différemment au stress et s’il n’existe pas d’alimentation susceptible d’améliorer les performances intellectuelles à elle seule. Des repas équilibrés pris régulièrement, un peu de sport, suffisamment de pauses et de sommeil permettent de se préparer au mieux au examens.

L’organisme utilise davantage de vitamines du groupe B et de magnésium pour maintenir un fonctionnement optimal de cellules nerveuses. Vous trouverez les premières dans la levure de bière, les germes de céréales, les céréales complètes (pain complet, riz complet, flocons etc.), les fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes etc.) et les abats. Le magnésium est présent, lui, dans les céréales complètes, les légumes verts, les bananes, le cacao, les légumineuses (lentilles, pois etc.) et les fruits oléagineux.

Une carence en vitamine C vous rend plus sensible aux agressions virales. Consommez donc à chaque repas un légume ou un fruit cru en privilégiant les agrumes, les kiwis, les poivrons et les choux.

Certains compléments nutritionnels en vente en pharmacies vous apportent des acides aminés essentiels (dérivés de protéines) mais à long terme, une alimentation saine est plus efficace que ces produits.

En état de stress, votre métabolisme étant accéléré, pensez à boire suffisamment; votre corps a quotidiennement besoin de 1.5 litre de boissons à base d’eau (eau, tisanes, potages, jus de fruits, boissons lactées). Une bouteille d’eau sur le bureau n’est donc pas superflue.

En période d’examens, il serait idéal de pouvoir consommer un petit-déjeuner et 2 repas complets (viande ou poisson ou oeufs ou produits laitiers, légumes et/ou salades, pain, riz ou pâtes ou pommes de terre ou céréales) préparés avec peu de matières grasses afin d’éviter la diminution de rendement due à une digestion difficile. Les huiles végétales (tournesol, maïs, olive, colza etc.) sont toutefois indispensables car elles apportent de la vitamine E et des acides gras essentiels nécessaires à la structure des membranes cérébrales.

Pourtant, si votre rythme de travail vous incite plutôt à manger sur le pouce, choisissez de préférence un sandwich au pain complet et des fruits ou des bâtonnets de légumes (carottes, fenouil, concombre). Méfiez-vous des grignotages sucrés qui dans un premier temps font monter la glycémie pour mieux la faire edescendre plus tard, induisant ainsi fatigue et baisse de tonus.

Les pauses sont plutôt l’occasion de refaire le plein d’énergie en consommant des fruits, des fruits secs ou des yogourts.

Vous avez besoin d’un stimulant pour prolonger votre journée de travail ? Attention le café ou le thé peuvent perturber votre sommeil et augmenter votre niveau d’anxiété. Quant à l’alcool (bières, vins, apéritifs, digestifs, alcools forts), il donne une fausse impression de détente, diminue la vigilance, le contrôle de soi et peut entraîner une dépendance.

Ainsi, accorder de l’intérêt à votre alimentation et prendre le temps de savourer vos repas dans un lieu calme vous permettra d’aborder les phases de travail intellectuel avec efficacité.

Laurence Margot, diététicienne-consultante
Fédération vaudoise des ligues de la santé, Lausanne